
Hey hey hey, devinez quoi les gens ? ce week-end, je suis partie en week-end !
Oui, chose exceptionnelle, j'ai réussi a m'évader un peu de mon quotidien pourrave en partant voir ce qui se passait du coté des mangeurs de goudas, vendeurs de prostiputes et accessoirement
dealers publics.
Avec mon amoureux, on a pris le Thalys (et moi un jour de congé pour "raisons familiales", un must quand accompagné d'une mine accablée mais digne) et on est allés voir les vélos la
bas.
Et pour ça, j'ai pas été déçue : des rangées interminables de vélos parqués, un flot ininterrompu de cyclistes dans les rue, et que dont on peut aisément comparer la conduite aux 2 roues
parisiens.
"dring" "dring""dring""dring""dring""dring"
je traverse sur les clous au vert"dring"
je déborde un peu sur la route parce que les gens sur le trottoir ont décidé d'en occuper toute la superficie"dring"
j'ai mal aux pieds je m'arrête sur le trottoir "dring"
Déjà a Glasgal je risquais ma vie en traversant parce que je ne regardais jamais du bon coté de la route, a droite comme a gauche.
La, il faut être au taquet en permanence, et comme on a beaucoup fréquenté la greenhouse, Betty Boop et même l'extase, j'étais moyen aux
aguets.
Mais j'ai réussi a gérer mon stress et a bien me concentrer sur le bras que j'accrochais, ne pas le lâcher au risque de pas récupérer celui d'un autre, avoir
l'air fraîche (ou du moins en être convaincue, ça marche aussi dans ce cas la), ne pas m'affaler sur le dit bras mais réussir a se stabiliser fermement sans trop éveiller l'attention.
Avec toute cette énergie dépensée a se galoper dans la ville, et a être constamment a l'affût du "dring", je suis rentrée claquinette, et burgerkingisée, ce qui peut s'avérer un moment intense
pendant la phase onion rings
Pour changer, pas de photos en live, c'est dommage pourtant, j'ai vu les putes....
Et j'ai aussi ramené CA, trouvé abandonné sur une table... mais what is this ? (je previens tout de suite, ça n'a rien de sexuel, ou de sale..)


Alors qu'en fait, je suis une râleuse de principe, par habitude, parce que je trouve ça rigolo.
Tiens, par exemple aujourd'hui : il était a peu près 17h, l'heure du goûter et du rentrage a la maison, quand moi et mes camarades d'infortunes stagiaires sommes appelées au CE . Hein, quoi, enfin, de la considération ? Non parce que les 397 € mensuels pour 38h hebdomadaires, l'absence de fiche de paie ou encore les non avantages sociaux, je considère ça comme une faible démonstration de reconnaissance et d'intérêt envers nous, surtout si on rajoute a ça le badinage avec l'illégalité se manifestant par un remplacement d'un mois entier de celles qui nous forment (qui qui va toucher sa prime d'objectif en s'étant doré la pilule pendant un mois ? Ben c'est pas moaaa...)
Bref, nous voilà donc devant le CE, a la queue leu leu, attendant de rentrer pour se voir offrir... des fleurs. Vu comme ça, on se dit que ca va, c'est sympa, c'est l'attention qui compte, t'es réellement une râleuse de principe.. Ce a quoi je répondrais que ces fleurs sont la depuis 2 semaines, réminiscences des cadeaux de fête des mères auxquels ont eu droit les (officiellement)employées de WouWou, sauf que elles, elles ont eu en plus des chèques cadeaux pas trop radinesques et surtout, qu'elles ont un vrai salaire !
Et voilà comment je me suis retrouvée avec une tige de fleurs, moi qui serais capable de bousiller des fleurs en plastique, moi qui ai déjà du mal a m'occuper de moi même et de Charlie (comme c'est un être vivant je ne l'oublie pas facilement, je ne suis pas un monstre..)
Ça pue, ça tombe mollement, gros succès dans le RER blindé en rentrant, et en plus j'ai pas de vase...
Bon, le geste est sympa, mais ayant eu un aperçu de la radinerie corporate de la boite, on sentait bien que c'était pour pas gâcher et en profiter pour nous rassurer «on ne vous oublie pas»...
Au moins la boite de chocolat «cadeau gratuit, ne peut pas être vendu» avait son charme, se goinfrer nous fait oublier notre condition le temps d'un praliné...
C'est comme la rentrée des classes, la seule différence c'est que tu connais tout le monde dans ta classe, mais c'est pas trop tes amis, donc tout de suite, c'est moins fun...
Enfin quand même, aujourd'hui, il a fait comme en été; aujourd'hui, j'ai pas trop râlé; et aujourd'hui, le RER A était bloquée... Nan mais franchement, ca pouvait pas tomber a un meilleur moment : semi canicule, foule, heure de pointe et aisselles qui puent, mon trajet retour a été d'un glam pas possible, avec en bonus un petit duo évanouissement/convulsions a mes pieds, lovin'it..
Mais bon, life is a jungle, j'encaisse les scud de la vie, et je pense a mon weekend avec cheri baby dans une grosse semaine, a toute cette verdure que je vais ingérer, a mes nouvelles shoes rescapées de Newlook ( ca avait un coté aussi pétasse en UK ? Et c'était pas genre moi cher? Tant de questions sans réponses), sauvées in extremis des pieds moches d'une infâme fashionista, à ma Lu qu'est revenue et qui m'a manqué-u (pour l'amour de la rime...)
Je me rends compte que je parle extrêmement souvent de trucs a la con, pas toujours intéressants, ma life, mon love et autres stuffs que peu vivent, comprennent, ou trouvent digne d'intérêt.
Et le plus triste, c'est que jm'en fous, chui une grande (dans ma tête, sinon je suis plutôt Kylie mais sans son ptit short doré et le corps qui arrive a s'y trémousser manifestement sans aucune gêne), et puis pouet...
This is Miami

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